Comment surmonter la leucosélophobie

Article en Vedette
Dreaming boy with old typewriter. Retro style portrait

Qu’est-ce que la leucosélophobie ? Dites docteur, cela a l’air d’être une maladie grave, non ? Il s’agit en fait d’une peur que tous les auteurs redoutent : l’angoisse ou la panne de la page blanche (writer’s block en anglais). C’est plutôt un blocage qu’une peur. Quoique c’est effrayant en tant qu’écrivain de ne pas trouver les mots de son prochain livre. (Certains d’entre nous se rappellent sûrement de Jack Torrance dans le film « The Shining » !)

Définition trouvée sur l’Internaute :

Leucosélophobie, nom féminin :
Crainte qu’éprouve un écrivain de ne pas trouver l’inspiration au moment de commencer ou de poursuivre une œuvre. Aussi connue sous l’angoisse de la page blanche, le blocage de l’écrivain ou la panne d’inspiration.

La racine leuco fait référence à la couleur de la page, elle-même désignée par la particule sélo.

Mythe ou réalité ?

Tout écrivain vous dira qu’il ou elle est passé(e) par là. Qui n’a pas eu ces moments d’angoisse où l’inspiration n’était pas au rendez-vous ? Basé sur les résultats de recherche sur Google, cette angoisse titille et tourmente de nombreux auteurs.

Il semble clair que ce soit une réalité que de nombreux auteurs et autres artistes, comme les peintres, rencontrent, même les plus célèbres. Devant nous se trouve cette page blanche qui a l’air de nous regarder droit dans les yeux, même de nous narguer, se demandant quand l’encre noire sera couchée sur son vêtement blanc.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce blocage. Dans certains cas, elle est le résultat de notre propre comportement. Nous mettons la barre trop haute. Elle est parfois due à la crainte d’échouer ou de ne pas terminer son livre. Quelle qu’en soit la cause, la leucosélophobie peut être surmontée et vaincue.

Comment la vaincre ?

Une pléthore de blogs offre des conseils. Le but de ce billet n’est pas tant de vous fournir un remède miracle, mais de vous proposer quelques suggestions.

female hands with pen writing on notebook
female hands with pen writing on notebook

Écrire

Un des conseils qui revient le plus souvent avec lequel je suis d’accord est d’écrire. Écrivez tout le temps. Gardez un carnet sur vous et écrivez tout ce qui vous passe par la tête. Peu importe ce que vous écrivez – des idées, des notes. Vous trierez plus tard.

Réserver du temps

Un autre conseil est de réserver du temps pour écrire et d’utiliser ce temps-là judicieusement. Écrivez, point barre. Ne vous laissez pas distraire par l’extérieur, Facebook, et autres réseaux sociaux. Éteignez votre portable ou au moins les notifications de vos applis, à moins que votre musique préférée vous aide à vous concentrer.

Rédiger la phrase suivante

Si la première phrase ne vous vient pas, rédigez la phrase ou paragraphe suivant(e). La première phrase vous viendra plus aisément une fois que vous aurez commencé à écrire. Même si vous écrivez dans le désordre, la structure commencera à prendre forme et vous pourrez trier et tout mettre en ordre plus tard.

Revenir plus tard

Vous me direz que c’est facile à dire. Il arrive que l’on soit vraiment coincé et en manque d’idées. Le mieux peut être d’y revenir plus tard quand nous sommes sous une autre disposition ou avec plus d’inspiration.

Trouver un endroit idéal

Certains auteurs ont un endroit idéal pour écrire. Trouvez votre endroit idéal qui peut être à l’intérieur ou à l’extérieur. Peu importe, du moment que vous vous y sentiez bien et soyez détendus.

Choisir son support favori

Papier ou ordinateur, c’est comme vous le sentez. Choisissez la technique qui est la plus efficace pour vous. Tout ce qui compte, c’est d’écrire car une fois que l’on commence à écrire, l’inspiration viendra.

A for Effort

Certains auteurs admettent mieux écrire sous la pression et avec une échéance. Cela stimule leur créativité. D’autres préfèrent prendre leur temps pour travailler et retravailler leur texte à la perfection. Quel que soit votre cas, une fois que vous réunissez toutes vos conditions idéales, vous serez surpris de voir des mots, des phrases, des paragraphes et des chapitres entiers s’épanouir sous votre plume jusqu’au dernier mot.

Le saviez-vous ?

Le grand auteur britannique de livres pour enfants Roald Dahl (Charlie et la Chocolaterie) avait pour habitude de garder des livres d’exercices qu’il appelait des livres à idées pour écrire toutes ses idées, même les plus petites, qui auraient pu devenir des histoires. Le Bon Gros Géant (The BFG, 1982) a commencé ainsi avec une phrase griffonée dans un de ses livres à idées. À ce jour, les enfants qui visitent le musée de Roald Dahl à Great Missenden, Buckinghamshire, Royaume-Uni reçoivent tous un livre à idées pour les aider à capturer des idées pour leurs histoires.

Avez-vous souffert de leucosélophobie ? Comment l’avez-vous vaincue ? Laissez un commentaire !

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1 réflexion sur “Comment surmonter la leucosélophobie”

  1. La tentative pour décrire ce phénomène de soi-disant « page blanche », et ses palliatifs proposés est certes louable. Mais je ne crois pas que l’on puisse généraliser le sujet et ses recettes comme c’est décrit, — du moins pour les auteurs matures (OK les débutants à leur première tentative).
    Il n’existe pas de « syndrome de la page blanche » (whichemacallit), mais celui de la « conception blanche » — à savoir : si vous n’êtes pas prêt à raconter la suite, recouchez-vous, allez vous occuper à autre chose, etc. Mais surtout pas de torture mentale et de culpabilité pour cause d’infertilité. Si le cheval (cerveau inconscient) sait où vous le voulez mener, endormez-vous en confiance au-dessus de lui, il vous réveillera à l’aube à destination. Je le dis pour l’avoir mille fois vécu. Et même au milieu de la nuit s’il faut mettre pied à terre, et tant pis pour le reste de la journée et les cernes et le travail, et les choses à faire (etc.).
    On ne produit bien sa littérature que lorsque ce cheval broute en paix à ses côtés.
    Je me suis si souvent retrouvé le matin, voire au milieu de la nuit (plus rarement), devant cette page blanche chérie qui n’en n’est pas une, puisqu’à la fois infinie et sans prérequis pour l’exercice. Allez : trois paragraphes, et c’est partit pour un chapitre. Ou bien quelque notes pour la prochaine fois. On se recouche, on quitte ce lieu, et on le retrouve avec le cheval pacifié — cette partie du cerveau au-dessous de notre vouloir agressif et impétueux qui gère tranquillement les émotions et sur laquelle il faut compter pour « ménager sa monture » littéraire.

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